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Mon parcours

Lisez l'interview que j'ai accordée au magazine Cheval Star sur mon métier : il suffit de cliquer dessus pour l'agrandir. Mon CV est ici.



En 6 minutes une vidéo d'Anima Equi (cliquer sur les écritures en gras) pour me présenter (réalisée en 2017). Pour comprendre ma manière de voir la relation avec les chevaux, l'interview pour le webzine Georgette mag vous donnera un aperçu (durée : 14 min)

Passionnée par les chevaux (et non l’équitation !) depuis l’enfance, c’est naturellement que je me tournais vers des études de vétérinaire. En effet, c’était le seul métier qui semblait pouvoir me rapprocher des chevaux. Puis, grâce à un stage à l'association Takh qui œuvre pour la sauvegarde du cheval de Przewalski, j’ai eu la chance de découvrir l’éthologie, l’étude du comportement animal, discipline issue de la biologie. Rencontrer l'éthologiste Claudia Feh et son projet un peu fou de réhabiliter des animaux de zoo à la vie sauvage a fortement influencé le reste de mon parcours.

L’envie de poursuivre dans cette voie m’a donc amenée à effectuer une maîtrise de Biologie puis un DESS (grade de master aujourd’hui) en éthologie appliquée, à l’université Paris 13. Le chemin n'a pas été linéaire et j'ai eu des périodes de découragement en étudiant des matières qui m'intéressaient très peu (physique, chimie, physiologie végétale...). J'ai eu également une année blanche entre ma maîtrise et mon DESS car mon dossier n'avait pas été retenu en troisième cycle, dans aucun des DEA ou DESS auxquels j'avais candidaté. D'abord très déçue avec ce sentiment d'échec, ce fut en réalité une chance. Inscrite tout de même à la fac (Paris XI), pour des questions de sécurité sociale en partie, je savais que j'avais la possibilité de faire un stage avec une convention universitaire. Me rendant au Haras de la Cense en septembre pour les "Rendez-vous", je découvris, au cours d'une conférence, que feu les Haras nationaux finançaient des recherches sur le comportement équin. Je notai donc les coordonnées de l'équipe en question et envoyai une candidature spontanée de demande de stage. Mi-novembre, je reçus un appel de la chercheuse Marie-France Bouissou, qui me demanda si j'étais libre. Dès le mois de décembre et jusqu'en juin, je travaillai à l'INRA de Tours-Nouzilly et en Corrèze pour aider Léa Lansade, alors en seconde année de thèse de doctorat sur le tempérament du cheval. Je fis un rapport de stage ainsi qu'une soutenance orale. Pour la première fois de ma vie, je fus relativement à l'aise en prenant la parole car j'avais l'impression de bien connaître le sujet. Peu de temps après, je fus également reçue au DESS d'éthologie appliquée de Paris 13 car mon projet professionnel était clair : je voulais transmettre des connaissances en éthologie aux non scientifiques du milieu équestre et cela a séduit le jury à l'écrit puis lors de l'entretien oral. J'intégrai donc l'université Paris 13 en septembre 2003. Cette année universitaire fut pour moi dans un état d'esprit très différent des autres années. Je savourais ces enseignements et même lorsque mon intérêt pour les sujets étaient moindre, je trouvais toujours quelque chose à en tirer.

Une fois ce diplôme en poche, mon idée était de me former aux côtés d’une éthologiste renommée sur les chevaux, Martine Hausberger. Pendant un an, j’ai donc pu enrichir mes connaissances au laboratoire d’éthologie de l’Université de Rennes 1. Après quoi ma recherche de travail fut vaine. J'avais en effet perdu ma motivation de me lancer dans l'entreprise que j'envisageais en intégrant le DESS, à savoir former des gens. Ma réserve m'avait rattrapée.

Il ressortait de mes démarches et observations qu’en éthologie, comme dans de nombreuses disciplines universitaires orientées vers la recherche, les emplois sont rares, même pour des personnes plus qualifiées que moi (niveau post-doctorat). Je me suis donc remémorée un des conseils formulés par notre professeur de communication en DESS : « Créez votre propre emploi ! ». En ayant côtoyé les différents chercheurs en éthologie du cheval en France, j’ai constaté que leurs travaux restaient méconnus du grand public car le temps leur faisait défaut pour communiquer plus largement.

Pourtant, les cavaliers sont très demandeurs d’informations sur le comportement de leurs montures. De même, les avancées scientifiques apportent des éléments utiles au quotidien des professionnels du cheval. Il devenait évident que mon travail pouvait se situer à l’interface de la recherche et du grand public, en rendant accessibles les travaux de recherche en éthologie équine. En 2007, je me lançai donc dans la vulgarisation scientifique, après avoir fait quelques conférences pour le grand public en centre équestre de-ci de-là. Cette fois, c'était pour en faire mon métier à temps plein. Je vous raconterai avec plaisir la suite de mon parcours lors d'un rendez-vous téléphonique si vous en avez envie, ou lors d'une rencontre en chair et en os, au gré des salons et différents événements auxquels je participe.

Si les métiers du cheval vous attirent, consultez le site dédié.